lundi 16 novembre 2009

L'amour est aveugle. L'amitié ferme les yeux. Et moi j'ovule.

J’ai près de 130 amis sur Facebook, mais ça n’est pas du tout représentatif de ce qu’est mon entourage direct. Je suis une méfiante fidèle, je n’ai donc autour de moi que 5-6 amis, dont 2 sur qui je peux réellement compter.

Et dans ce lot, nous avons donc Gertrude (non, elle s’appelle pas comme ça, mais voyez-vous, vu la connerie monumentale qu’elle m’a sortie, je pense que préserver son anonymat, ce serait pas plus mal) que j’ai revu samedi dernier, et avec qui nous avons toujours les conversations les plus palpitantes.


Moi : « Y’a un problème là, j’ai 2 semaines d’avance sur mes règles. »

Gertrude : « 2 semaines, carrément ? Tu ne prends pas la pilule ? »

Moi : « Si si. Ce qui rend la chose encore plus illogique, vu que je n’ai oublié aucun cachet, ça n’a aucune raison de débarquer maintenant. »

Gertrude : « Regarde comme la nature est bien faite. Tu croise un homme qui ferait un bon géniteur pour ta future descendance, et voilà, zou, aux chiottes les hormones de synthèse, ton cycle d’ovulation arrive en avance pour mettre toutes les chances de ton côté. »

Moi : « Ah ouais ? Et je peux savoir ce qui aurait provoqué ce bouleversement hormonal ? »

Gertrude : « Bah, les Backstreet Boys voyons. Ils t’ont rendue féconde. »


Voyez-vous ça.

vendredi 13 novembre 2009

BackStreet's Back Alright !

Oui, en fait je dis ça, mais c’est un peu faux. Pour être back, faudrait déjà avoir go away. Mais les BackStreet Boys n’ont jamais quitté la scène depuis 17 ans qu’ils chantent ensemble, et après avoir fini le Unbreakable Tour (tournée de plus d’un an) en mars 2009, sorti un nouvel album en octobre de cette même année, ils ont débuté le This Is Us Tour ce 30 octobre.

Rien qu’à vous raconter ça, je suis déjà fatiguée.


Nous voilà donc dès 8h du matin ce lundi 9 novembre, Topine et moi, à l’aéroport Roissy-Charles de Gaule. Pour un enregistrement à 8h30, un embarquement à 10h et un décollage à 10h30, c’était large, mais voulu. En revanche, ce qui était visiblement très large mais moins voulu, c’est le fameux brouillard anglais qui a décidé que Liverpool était une bien jolie ville pour s’installer pour la journée. Pas de bol, c’était aussi là que les BSB avaient décidé de concerter (oui, le verbe concerter, faire un concert, quoi) le soir même.


Après avoir tourné en rond pendant 1h au-dessus de Liverpool, forcément, on n’a plus de kérosène, et on doit donc se poser à Manchester où soi-disant il y a moins de brouillard. Mouais, pas sûre, à peine une seconde après avoir vu la piste surgir d’un nuage, on freinait déjà comme des malades au sol. Récupération des bagages, navette en direction de Liverpool. Pour une compagnie Low-Cost, je trouve qu’EasyJet a super bien géré.


C’est donc avec 3h de retard qu’on arrivera à Liverpool, où l’on se jettera dans le bus 500 pour rejoindre le centre-ville, poser nos affaires à l’hôtel, et rejoindre la FBT à l’Echo Arena. Sauf que la FBT, ces petits chanceux, étaient déjà à l’intérieur pour assister aux soundcheck et tout le toutim proposé aux détenteurs des pass VIP. On en profitera donc pour manger – ENFIN ! – sans trop se rendre compte que l’une des FBT était dans le même restaurant que nous. Moi et ma mémoire des visages, ça va pas mieux hein !

Et l’attente commence. Je sors cette pauvre Topine du restaurant chaud dans lequel on était pour rejoindre le froid humide de Liverpool, une heure avant le début de l’ouverture des portes de la salle. Faudrait voir à ne pas rater la FBT quand même, et donc nos billets. C’est ainsi qu’on rencontrera un fan (oui, UN fan, y’a bien plus de mecs qui aiment les BSB que ce que j’imaginais) frigorifié avec sa petite veste de sport, et une vieille Corse atteinte visiblement d’un Alzheimer avancé. Dame de près de 70ans qui assistera au concert, sous les conseils de Topine ! Après un gros vent de panique provoqué par une Topine qui a définitivement encore moins foi en l’être humain que moi, nous rencontrons Jérôme, Emma et Ellie, ainsi qu’une autre fan dont je n’ai pas mémorisé le nom. Ouais, après la mémoire des visages, la mémoire des noms, c’est terrible.


On entre, papote entre nous, Emma et Jérôme nous font un petit résumé des soundcheck – où Emma a visiblement été traumatisée par une fan vénézuélienne et Brian qui ne sait pas dire « Hi » en français – on voit des photos de James, le bébé d’Howie (même s’il voulait le renier, il pourrait pas), et on s’installe enfin à nos places. 8EME RANG, BABY !


Et là, c’est le drame. Des fans. Partout. L’espace d’une seconde, je me suis cru à un concert des Pussycat Dolls, vu la masse improbable de filles habillées comme des prostiputes ou des stripteaseuses en devenir. Oui, les plus grosses aussi. Toutes ces filles avaient le regard de celles qui ont déjà goûté le sang. J’ai eu peur, en effet. Et enfin, après des clips et des bouts de présentations qui faisaient de plus en plus crier les filles alentour, les Madcon sont arrivés sur scène, et j’ai mis mes bouchons de musicien puisque les basses vibraient dans ma cage thoracique et que je sentais que je n’allais pas faire long feu sans ça.


Une fois la prestation de Madcon finie – et quelle prestation ! – on attend tous l’arrivée des Boys, et pour ceux qui ne savaient pas trop comment ça allait se passer, y’a eu un gros moment d’hystérie. Je ne citerai aucun nom car je suis bien élevée, mais certaines vidéos démontrent que l’arrivée surprise est particulièrement réussie…


Les tubes s’enchainent, anciens, nouveaux, remix, chorégraphies, je sais pas comment ils font pour tenir, parce que rien qu’à les regarder, j’ai des courbatures.


Pour ceux que ça pourrait éventuellement intéresser, voilà la tracklist du concert tel qu’on l’a vécu à Liverpool.

Everybody (Backstreet's Back)
We've Got It Goin' On
PDA
Quit Playing Games (version courte)
As Long As You Love Me



Howie's Solo Video (Fast and Furious)


This Is Us
Show Me The Meaning of Being Lonely
All I Have to Give
She's A Dream
I'll Never Break Your Heart



A.J.'s Solo Video (Fight Club)


The Call (version courte)
The One (version courte)
Bigger (version courte)
Shape of My Heart (version courte)
I Want It That Way



Brian's Solo Video (Enchanted)


More Than That
Undone
Incomplete



Nick's Solo Video (The Matrix)


Larger Than Life
All Of Your Life
Bye Bye Love


Rappel: Straight Through My Heart


(non, les photos telles qu’elles sont présentées ici n’ont rien à voir avec les solos hein, fallait juste bien les caser quelque part)


On arrive bien vite à la fin du concert, c’est que ça passe vite ces choses-là ! D’autant plus vite que la fin est un peu abrupte, on réalise à peine que c’est le rappel, des espèces de cotillons virevoltent dans l’air et poufff, les lumières se rallument, c’est fini.


Pour voir d'autres photos sur les plus de 250 que j'ai prises, vous pouvez faire un petit tour sur mon Flickr ;)

Voilà voilà, maintenant il ne me reste plus qu’une chose à faire : gagner au loto pour faire d’autres dates et des VIPs :D

mardi 3 novembre 2009

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. L'abus d'hypocrisie aussi.

Dans une société où on nous materne à grands coups de ne-bois-pas/ne-fume-pas/mange-5-fruits-et-légumes-par-jour/tousse-dans-ton-bras mais où on n’emprisonne pas les hystériques qui boivent l’équivalent de 3 bouteilles de Destop entretien tuyaux (ou du Gin pur, ça revient au même) et qui tuent des personnes au volant de leur voiture, je trouve ça très hypocrite de nous sortir des trucs pareils.


N’empêche… le Sex On The Beach sent bon.

dimanche 1 novembre 2009

Oui, on peut conduire une Clio II et aimer les belles voitures.

J’aime les voitures. Alors bon, point de vue mécanique, je vaux pas grand-chose hein, je panique lorsque je vois mon voyant STOP clignoter comme si j’avais pas desserré mon frein à main (ça faisait juste 20km que je roulais sans souci) alors que je sais pertinemment que Renault et l’électronique, faudra repasser (faut pas s’étonner des résultats de Renault F1 Team, s’ils doivent se démerder avec une électronique pareille)(oui parce qu’en plus, je suis une fana de Formule 1)(et de Fernando Alonso)(depuis la période Minardi, c’est vous dire)(bref).

Donc comme je disais, moi et la mécanique, on oublie. Ce que j’aime dans les voitures, c’est donc pas leurs chevaux, leurs cylindres ou leurs que-sais-je-encore, c’est tout simplement leur beauté. Ouais, là les mecs diront en majorité « oui m’enfin les gonzesses, ça n’y connait rien de toute façon, ça trouve une twingo jolie, c’est vous dire ». Ouais, pas faux. Je vais pas m’inventer des connaissances que je n’ai pas, je suis le genre de fille qui pleure lorsque sa Clio II rouge a un souci d’huile moteur (c’est ma première voiture, ça a tendance à me rendre un peu sentimentalo-hystérique quand on y touche)(et non, je n’aime pas plus que ça les twingo).

Tout ça pour dire que lorsque je suis à un feu rouge, et qu’une Porsche 911 Carrera arrive à ma hauteur sur la voie d’à côté, bah je la regarde. Et là, ERREUR.

C’est bien connu, les Porsches, c’est généralement des vieux frimeurs quinquagénaires libidineux qui les conduisent. Et ça n’a pas manqué. Les filles, à moins d’aimer la grande parade nuptiale du Kéké, ne regardez JAMAIS sa voiture.

J’ai eu droit au VROUUUM VROUUUUUM agressif, au regard en coin et à la vérification du rétro. Sa bagnole aurait eu des suspensions hydrauliques, il m’aurait surement fait un remix de clip de rap américain à la Snoop Dog, je me serais transformée en stripteaseuse et nous aurions vécu heureux au pays de GTA IV.

Sachez que je ne suis pas du tout impressionnable. Du coup il peut bien me faire du vroum vroum et des sourires à la Clooney, je me contenterai juste d’augmenter le son de ma radio parce qu’avec ses conneries, j’entends plus MA musique. Hors de question donc de faire la course au départ, même si je fais des superbes démarrages à la Schumacher quand je suis en forme, et surtout parfaitement involontairement. En revanche, lui, ça avait l’air d’être son idée.

Une idée qu’elle aurait pu être bonne, même si j’ai de grosses difficultés à comprendre pourquoi certains mecs ne vivent que par leurs démarrages rapides et par la puissance de leur moteur.

Une idée qu’elle aurait pu être bonne, oui. S’il n’avait pas lamentablement calé.

vendredi 23 octobre 2009

Aimeeer, c'est monteeer si hauuuuuut !

Amis, Lecteurs, Cucurbitacés,

L’heure est grave ! En effet, j’ai reçu aujourd’hui un texto que l’Académie Française m’envie, tant par son fort contenu philosophique que par la qualité de son écrit.

clique l'ami, tu verras mieux
Et pas de remarque sur mon vernis à ongles, je dois le changer


Oui, que voulez-vous, je suis un véritable bourreau des cœurs, personne ne me résiste, c’est usant au quotidien, vous n’avez même pas idée, je dois balayer pléthore d’hommes et de femmes extatiques de désir chaque matin devant ma porte, le facteur ne peut plus passer, et moi j’attends mes places de concert, c’est un sacré bazar, croyez-moi.

Mais passons sur mes formidables talents de séductrice sensuelle et raffinée voulez-vous, et attardons-nous sur le contenu du message qu’un séducteur de l’Ile de la Tentation ne saurait renier.

Et là les enfants, je dis STOP. Je dirais même que si c’est pour écrire un tel tissu d’inepties, et surtout de cette manière, autant fermer vos gueules de suite.

« Hiiiiii, c’est choupiiiiiii ! Mais Hanyo, c’est un message d’amour voyons, c’est quoi ton problème avec ce texto ? »

J’ai plusieurs problèmes avec ce texto, petit padawan. Le premier est le plus simple : bon Dieu, mais là aïe la langue française quoi. On se fait chier à apprendre la conjugaison, la grammaire et l’orthographe à l’école, y’a bien une raison. Ensuite, le langage sms est généralement trop sujet à confusion. J’en prends pour exemple deux textos que j’avais reçus dans ma douce adolescence :

jtm - fort

jtm +


(oui, toujours mon côté séducteur, que voulez-vous, c’est de naissance)

Alors là, à l’époque, mon côté hystérique m’a joué des tours. Je me souviens avoir fait une crise au pauvre garçon qui m’avait envoyé le premier texto… Excusez-moi, j’avais plutôt tendance à lire « je t’aime moins fort » que « je t’aime très fort ». Oui, - voulait dire trait, et donc très. Super logique. Finalement, tu l’as méritée ta crise, cher petit-ami de l’époque.

Et le second… Forcément, après la déconvenue du premier, je me suis calmée. Donc là, au lieu de partir dans l’idée que c’était « je ne t’aime plus », je me suis dit que c’était « je t’aime plus », dans le sens d’aimer davantage quoi. Sauf que oui, c’est bien gentil de m’aimer plus, mais plus par rapport à quoi ? Alors j’ai refais la gueule, parce qu’après réflexion, ça ne pouvait être que « je ne t’aime plus ». Oui, quand j’étais ado je réfléchissais trop et je préférais bouder en attendant que le mec me demande ce qui n’allait pas (pour pouvoir répondre d’un air hargneux, évidemment) plutôt que d’aller directement lui parler.

Dieu merci, j’ai changé ! Mais je vous rassure, ça n’a pas empêché la rupture avec ledit petit-ami de l’époque, ce qui n’était pas plus mal à bien y réfléchir : à 15 ans on est trop cons de toute manière. Et on écrit trop de conneries dans les textos, aussi.

Alors là, forcément, ce texto minable, excusez-moi, mais il me fait bien rire.







Surtout que je ne sais pas du tout qui m’a envoyé ça.

(au passage, je suggère la mise à mort de toutes les personnes qui utilisent ce raccourci affligeant qu’est « jtm »)